Catégorie : Monde

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WASHINGTON | Les parlementaires démocrates ont initié mardi une procédure de destitution de Donald Trump, qu’ils soupçonnent d’avoir abusé de ses pouvoirs pour nuire à son potentiel rival dans la présidentielle de 2020, Joe Biden.

Voici les principaux éléments de cette affaire nébuleuse qui implique un mystérieux lanceur d’alerte, le président ukrainien et des millions de dollars d’aide :

Un signalement

Le 9 septembre, l’inspecteur général des services de renseignement a informé le Congrès qu’il avait été saisi un mois plus tôt d’un problème «urgent» par un lanceur d’alerte «crédible», lui-même membre de la communauté du renseignement.

Mais l’administration de Donald Trump a refusé de transmettre aux parlementaires le contenu de ce signalement.

Les médias américains ont alors enquêté sur cet énigmatique lanceur d’alerte. Selon eux, il s’était inquiété, entre autres, du contenu d’une conversation téléphonique entre Donald Trump et son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, survenue le 25 juillet.

Acculé par de nombreuses fuites, le président américain a reconnu dimanche avoir évoqué lors de cet entretien le favori de la primaire démocrate pour la présidentielle de 2020, Joe Biden, et son fils Hunter.

Mais il a assuré que l’échange était « irréprochable » et s’est engagé à rendre son contenu intégralement public.

Une aide militaire gelée

Quelques jours avant cet échange, Donald Trump avait ordonné le gel de près de 400 millions de dollars d’aide militaire à l’Ukraine finalement débloqués, sans plus d’explications, le 12 septembre.

Jugeant «la séquence» troublante, l’opposition démocrate le soupçonne d’avoir utilisé ces fonds pour pousser M. Zelensky à lancer une enquête pour corruption sur Joe Biden et son fils Hunter, qui a fait des affaires en Ukraine.

«Je n’ai mis aucune pression sur» l’Ukraine, a rétorqué Donald Trump, qui assure avoir bloqué cette aide pour inciter d’autres pays occidentaux à contribuer au budget militaire de l’Ukraine.

Destitution

Depuis des mois, les élus du Congrès les plus à gauche souhaitent ouvrir une procédure de destitution contre Donald Trump, notamment en raison des pressions exercées sur l’enquête sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle de 2016.

Les nouvelles accusations ont rallié de nombreux modérés à leur cause.

Longtemps réticente, la cheffe de la majorité démocrate à la Chambre des représentants Nancy Pelosi a pris acte de ce basculement et a annoncé mardi l’ouverture formelle d’une enquête en vue de destituer le président.

Compte tenu de la majorité républicaine au sénat, celle-ci a peu de chances d’aboutir et ses répercussions politiques sont incertaines. Donald Trump a assuré mardi que la démarche allait servir sa campagne de réélection.

La contre-offensive

Désireux de retourner la situation, Donald Trump martèle que Joe Biden et son fils sont «corrompus», que leur conduite en Ukraine est «scandaleuse».

Le président accuse son rival d’avoir demandé le limogeage d’un procureur ukrainien, afin de protéger les affaires de son fils.

Avocat et investisseur, Hunter Biden a bien siégé de 2014 à 2019 au conseil de surveillance du producteur de gaz ukrainien Burisma. Cette entreprise a, un temps, été la cible d’une enquête pour corruption, mais Hunter Biden n’a jamais été publiquement mis en cause.

Quant à son père, en tant que vice-président américain, il a effectivement plaidé en 2015 pour le limogeage du procureur général Viktor Chokine, et utilisé des menaces financières pour le faire tomber.

Mais ses appels s’inscrivaient dans le cadre d’efforts coordonnés avec l’Union européenne et le FMI, notamment, pour écarter ce procureur, accusé de couvrir la corruption dans son pays et de saboter les réformes du gouvernement mis en place après un soulèvement populaire en 2014.

Joe Biden assure ne jamais avoir été informé des affaires financières de son fils à l’étranger. Pour lui, Donald Trump a «abusé de son pouvoir» parce qu’«il se sent menacé».

JDM / MCP, via mediacongo.net
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Des manifestantes demandent la libération de la journaliste marocaine Hajar Raissouni, arrêtée pour «avortement» à Rabat, le 9 septembre.
© FADEL SENNA / AFP

La justice marocaine a décidé lundi de renvoyer au 16 septembre le procès pour « avortement illégal » d’une journaliste, avant de rejeter sa demande de liberté.

Hajar Raissouni, reporter du quotidien arabophone Akhbar Al-Yaoum, risque jusqu’à deux ans de prison aux termes du code pénal marocain qui sanctionne l’avortement quand la vie de la mère n’est pas en danger. Elle est également poursuivie pour « relations sexuelles hors mariage ».

L’équipe de défense, groupant une vingtaine d’avocats, a longuement plaidé pour sa remise en liberté devant une salle comble, en mettant notamment en avant « les contradictions entre les dispositions constitutionnelles relatives aux libertés et l’appareil judiciaire ». Le tribunal de Rabat a délibéré pendant plusieurs heures avant de rejeter leur demande.

Pour les avocats de la journaliste, son maintien en détention est injustifié.

C’est contre les droits de l’homme, c’est illégal, c’est contre la liberté publique, c’est contre le Maroc, contre la Constitution. C’est inacceptable, vraiment inacceptable. La Conseil national des droits de l’homme demande aussi de libérer Hajar Raissouni

Arrêtés et jugés en même temps qu’elle, son fiancé, le médecin traitant, un infirmier et une secrétaire médicale vont eux aussi rester en prison jusqu’à la prochaine audience, selon les avocats de la défense.

L’affaire relance le débat sur l’IVG

L’affaire a suscité un débat indigné dans les médias et sur les réseaux sociaux, avec des questions sur les libertés individuelles au Maroc, sur le droit des femmes à disposer de leurs corps, sur le respect de la vie privée ou sur l’indépendance de la presse.

Les associations féministes, très impliquées dans cette affaire, espèrent que l’affaire mènera à une nouvelle législation sur l’IVG, aujourd’hui autorisée uniquement si la vie de la mère est en danger. Pour elles, les lois doivent changer.

« Ce que nous en comprenons pas, c’est pourquoi l’harmonisation des lois peine à voir le jour, alors que notre Constitution est très claire, estime Amina Lotfi, présidente de l’Association démocratique des droits de la femme. Elle prône l’égalité homme-femme, elle prône la lutte contre les discriminations… »

« Nous militons pour la dépénalisation des relations sexuelles hors mariage entre adultes consentants, donc nous militons pour la dépénalisation de l’IVG et nous souhaitons d’ailleurs que tout ce qui concerne l’avortement passe du code pénal au code de la santé, parce que c’est un problème de santé publique. Ce qu’il se passe actuellement, c’est que beaucoup d’IVG sont faits dans la clandestinité et dont beaucoup de femmes sont victimes. »

rfi.fr

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BEIJING, 7 septembre (Xinhua) — Le président chinois, Xi Jinping, a rencontré vendredi à Beijing la chancelière allemande, Angela Merkel.

L’ère actuelle est pleine de défis et de risques croissants, a indiqué M. Xi, ajoutant que l’unilatéralisme et le protectionnisme posaient une menace grave à la paix et à la stabilité du monde et qu’aucun pays n’était à l’abri.

En tant que deux grands pays responsables, la Chine et l’Allemagne doivent renforcer la communication stratégique, la coordination et la coopération pour relever plus que jamais les défis communs auxquels l’humanité est confrontée.

« Cela devient de plus en plus important non seulement pour la Chine et l’Allemagne, mais aussi pour le monde entier », a déclaré M. Xi.

Il a déclaré que les deux parties devaient adhérer au respect mutuel, au dialogue et à la consultation, respecter la voie du développement de l’autre, prendre en considération leurs intérêts fondamentaux et être des partenaires stratégiques pour un dialogue égal, une coopération mutuellement bénéfique et un apprentissage mutuel.

M. Xi a souligné qu’il était nécessaire de rendre plus grand le gâteau de la coopération Chine-Allemagne.

Le président a déclaré que la visite d’Angela Merkel en Chine avait permis d’obtenir de nombreux résultats en matière de coopération économique et commerciale, ce qui prouvait que la Chine avait fait ce qu’elle avait dit pour élargir son ouverture. Il a ajouté que le marché chinois était assez grand et progresserait à mesure que la Chine se développe, ce qui apportera plus de nouvelles opportunités à l’Allemagne et au reste du monde.

« La coopération industrielle automobile est un bon exemple d’avantage mutuel entre les deux pays », a-t-il déclaré.

Les deux parties doivent faire preuve d’ouverture d’esprit et de clairvoyance, a indiqué M. Xi, appelant à une coopération renforcée dans des domaines émergents tels que la conduite autonome, les véhicules à énergie nouvelle, la fabrication intelligente, l’intelligence artificielle, la numérisation et la 5G afin de cultiver et explorer les marchés futurs.

La Chine accélère l’ouverture de ses secteurs financiers et de services, et accueille les investissements allemands dans ces secteurs, a poursuivi M. Xi.

Alors que Mme Merkel se rendra à Wuhan, M. Xi a également invité les entreprises allemandes à participer à la construction de la Ceinture économique du fleuve Yangtsé.

M. Xi a appelé les deux pays à travailler pour une participation et un soutien larges des deux peuples, en particulier des jeunes, dans le développement des relations Chine-Allemagne.

Il a appelé la Chine et l’Allemagne à faire preuve de responsabilité, à maintenir conjointement l’égalité et la justice internationales, à sauvegarder le libre-échange et le multilatéralisme, et à renforcer la coopération en matière de changement climatique et de coopération avec l’Afrique.

Mme Merkel a pour sa part déclaré que le dialogue et la coopération entre l’Allemagne et la Chine étaient approfondis et que la Chine était le plus grand partenaire commercial de l’Allemagne. La coopération entre les deux pays se développe dans une meilleure direction.

L’Allemagne est très heureuse de partager les réalisations de la Chine dans l’élargissement de son ouverture et est prête à continuer à accroître ses investissements en Chine, à élargir les domaines de coopération et à promouvoir les échanges interpersonnels et culturels, a déclaré Mme Merkel.

Elle a déclaré que l’unilatéralisme et le protectionnisme avaient également un impact négatif sur l’Allemagne. Toutes les parties doivent s’efforcer de résoudre les divergences et les frictions par le dialogue et la consultation.

La partie allemande est disposée à renforcer la communication et la coordination avec la Chine dans les affaires internationales dans l’esprit du multilatéralisme et du libre-échange. L’Allemagne est prête à jouer un rôle constructif dans le développement des relations UE-Chine, a poursuivi Mme Merkel.

Les deux parties ont également procédé à un échange de vues approfondi sur les grands sujets internationaux et sont parvenues à un large consensus.

http://french.xinhuanet.com/2019-09/07/c_138373563.htm

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LOKOSSA (Bénin), 6 septembre (Xinhua) — L’ambassadeur de Chine au Bénin Peng Jingtao, et les autorités béninoises en charge de la santé, ont procédé ce vendredi à l’ouverture officielle du centre de télémédecine sino-béninois, établi dans l’enceinte du Centre départemental du Mono-Couffo, à Lokossa, ville située à environ à 80km au sud-est de Cotonou, la capitale économique du Bénin.

Ainsi, depuis ce Centre de la télémédecine, des médecins béninois et chinois pourront travailler avec leurs homologues de la région autonome de Ningxia, par vidéoconférence, pour réaliser des interventions médicales à distance via internet

Lors de sa prise de parole à cette occasion, M. Peng, a estimé que la mise en service de ce Centre de télémédecine Chine-Bénin n’est seulement la première tentative de la coopération internationale en télémédecine pour le Bénin.

« A travers le centre de la télémédecine Chine-Bénin, la mission médicale chinoise en Afrique est étroitement liée à la patrie, ce qui entame une nouvelle page de la coopération sino béninoise », a-t-il affirmé, estimant que la création de ce centre de télémédecine Chine-Bénin contribuera au développement rapide de la coopération médicale et sanitaire entre la Chine et le Bénin.

Pour sa part, la représentante du ministre béninois de la santé, Eunice Pedro, pense que ce centre de la télémédecine Chine-Bénin, permettra de réduire les distances, de limiter les évacuations sanitaires et d’améliorer l’accès des populations béninoises à des services de santé de qualité indépendamment de leur situation géographique

« Ce centre mettra en œuvre les usages tels que la consultation conjointe à distance entre les experts chinois et béninois sur les maladies difficiles et critiques, les consultations spécialisées avec l’appui des experts chinois à distance, la réalisation de diagnostics électrophysiologiques par la télémédecine, la téléchirurgie, la formation à distance des professionnels de santé, la télé-électrocardiographie, la télécardiologie, la téléradiologie », a-t-il souligné.

La Chine et le Bénin ne cessent jamais de développer la coopération dans différents domaines, et la santé publique en est considérée comme un pilier très important. En 1978, le premier groupe de médecins de la mission médicale chinoise était envoyé au Bénin et depuis lors, tous les deux ans, les membres de la mission médicale chinoise au Bénin, constituée de 26 médecins se sont relayés.

http://french.xinhuanet.com/afrique/2019-09/07/c_138372703.htm

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DAR ES SALAAM, 6 septembre (Xinhua) — Le président tanzanien John Magufuli et son homologue ougandais Yoweri Museveni ont inauguré vendredi le bâtiment de la Fondation Mwalimu Nyerere (MNF) construit par la société chinoise China Railway Construction Engineering Group (CRCEG) à Dar es Salaam.

Ils ont félicité la CRCEG pour son « excellent travail dans la création d’une structure aussi magnifique ». Le bâtiment de 30 étages est un projet de coopération entre la CRCEG, la MNF et l’International Finance Corporation avec un investissement total de 150 millions de dollars.

M. Magufuli a déclaré que l’inauguration du bâtiment coïncidait avec le 20e anniversaire du décès du dirigeant fondateur de la Tanzanie, Mwalimu Julius Nyerere, réaffirmant que les Tanzaniens pourraient mieux connaître l’héritage qu’il a laissé en revisitant les archives ultramodernes situées dans le bâtiment de la MNF, qui contiennent ses livres, discours et autres ouvrages.

« Il a fait preuve de beaucoup de courage et de perspicacité dans son soutien à la lutte armée en Afrique australe », a de son côté déclaré M. Museveni à l’auditoire, où figuraient aussi les anciens présidents tanzaniens Benjamin Mkapa, Jakaya Kikwete et d’autres personnalités politiques.

Wang Ke, ambassadrice de Chine en Tanzanie, a pour sa part déclaré que l’inauguration du bâtiment de la MNF était une bonne façon de célébrer Mwalimu Julius Nyerere et qu’il contribuait également à l’héritage indéfectible et de longue date de solidarité et d’amitié entre la Chine et la Tanzanie, soulignant que le gouvernement tanzanien s’était engagé à promouvoir les relations sino-tanzaniennes en mettant en œuvre les résultats du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) et en participant activement à l’Initiative « la Ceinture et la Route ».

« La Chine et la Tanzanie sont de bons amis, de bons partenaires et de bons frères quelles que soient les circonstances. Continuons à faire des efforts communs dans notre collaboration afin que nous puissions faire plus et faire mieux », a-t-elle souligné.

Le bâtiment de la MNF couvre une superficie totale de construction de 63 000 mètres carrés et abrite un hôtel cinq étoiles de 256 chambres et suites, 7 000 mètres carrés de bureaux, ainsi que 2 000 mètres carrés de commerces et d’installations annexes telles que des centres de conférence et des parkings.

http://french.xinhuanet.com/afrique/2019-09/07/c_138372066.htm

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Lusaka, Zambie-

Colère en Zambie et au Nigeria où des centaines de personnes ont manifesté contre les violences xénophobes qui visent leurs compatriotes en Afrique du Sud.

Trop c’est trop, c’est le message clair envoyé par ces étudiants zambiens pour répondre aux violences xénophobes en Afrique du Sud. Ils étaient environ un millier à manifester mercredi devant l’ambassade d’Afrique du Sud à Lusaka pour exprimer leur colère. « Je ne suis pas content du comportement des Sud-Africains. Ils veulent se réveiller chaque fois et commencer à tuer des gens. Nigérians, Malawiens, nous sommes tous des Zambiens, nous sommes tous des Africains. Nous n’allons pas tolérer ce non-sens. Trop c’est trop. », assène un manifestant.

Ces manifestants, étudiants pour la plupart, exigent l’arrêt immédiat des violences dont beaucoup de leurs compatriotes sont victimes. « On en a marre de se faire battre tous les jours. Nous sommes tous en Afrique. Pourquoi devons-nous avoir peur d’aller en Afrique du Sud ? Quel Sud-Africain a déjà été battu en Zambie ? Lequel ? Nous voulons que l’ambassadeur s’adresse à nous. Nous sommes fatigués. Ça suffit ! », ajoute une autre protestataire.

« Nous sommes tous très fâchés »

Même réaction au Nigeria où de violentes manifestations ont eu lieu notamment à Abuja et à Lagos où les protestataires s’en sont pris à des enseignes sud-africaines comme des agences du géant des télécommunication MTN et les supermarchés de la chaîne de magasins Shoprite. Ils ont dû faire face aux forces de l’ordre qui ont usé des grenades lacrymogènes pour les disperser. « Nous sommes tous très fâchés, c’est pourquoi nous sommes dehors aujourd’hui pour protester contre ces meurtres xénophobes, pour qu’ils cessent. Il y a des citoyens sud-africains dans ce pays, nous les avons laissés. Leurs investissements sont tellement importants ici, mais nous ne leur avons pas fait mal ici. Alors, pourquoi doivent-ils faire du mal aux nôtres. », s’interroge Sagesse Peter, un commerçant d’Abuja.

Les dégâts causés par ces manifestations sont énormes. Première victime de cette colère des Nigérians, MTN a décidé de fermer toutes ses agences au Nigeria, son plus grand marché avec 190 millions d’habitants. « Afin d’assurer la sécurité de nos clients, de nos employés et nos partenaires, nous avons décidé d’interrompre nos activités et de fermer nos agences jusqu‘à nouvel ordre », a fait savoir le porte-parole de MTN dans un communiqué, après des attaques sur des agences du groupe à Lagos, Ibadan (sud-ouest) et Uyo (sud-est).

Les violences xénophobes en Afrique du Sud ont fait au moins 7 morts.

Wahany Johnson Sambou
Reuters / Africanews / MCP, via mediacongo.net
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La Bourse sera remise à Kinshasa le 2 novembre, date décrétée par les Nations unies «Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes» en mémoire de Ghislaine Dupont et Claude Verlon.
© RFI

RFI organise à Kinshasa, en République démocratique du Congo, la sixième « Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon », après les cinq premières éditions au Mali en 2014, à Madagascar en 2015, au Bénin en 2016, au Sénégal en 2017 et en Côte d’Ivoire l’an dernier. Créée en hommage à ses deux reporters assassinés le 2 novembre 2013 à Kidal, dans le Nord du Mali, cette Bourse récompense chaque année, dans un pays d’Afrique, un(e) jeune journaliste radio et un(e) jeune technicien(ne) de reportage. Les lauréats bénéficient d’une formation d’un mois à Paris. La Bourse sera remise à Kinshasa le 2 novembre, date décrétée par les Nations unies « Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes » en mémoire de Ghislaine Dupont et Claude Verlon.

Les candidatures sont ouvertes du lundi 2 septembre au lundi 23 septembre 2019 à tous les journalistes et techniciens francophones en activité et aux étudiants francophones en cours de formation en journalisme, ayant moins de trente-cinq ans, résidant en République démocratique du Congo.

Dix candidats journalistes et dix candidats techniciens seront sélectionnés sur dossier puis invités à suivre des ateliers du 17 au 30 octobre à Kinshasa, dispensés par l’Académie France Médias Monde dans les locaux de la Rtnc. À l’issue de ces journées, le jury se réunira sur place pour désigner le (la) journaliste et le (la) technicien(ne) lauréat(e)s de la Bourse qui bénéficieront d’une formation de quatre semaines à Paris, entièrement prise en charge, au cours du premier trimestre 2020. Le jury sera composé de représentants du groupe France Médias Monde, de l’École de journalisme de Sciences Po, de l’INA et de la presse congolaise.

L’édition 2019 de la Bourse est organisée en partenariat avec la Rtnc (Radio-Télévision nationale congolaise), l’École de journalisme de Sciences Po et l’INA (Institut national de l’audiovisuel), qui accueillent respectivement les lauréat(e)s journaliste et technicien(ne) à Paris. Ces formations viennent compléter un stage à RFI, au siège de France Médias Monde, encadré par les formateurs de l’Académie.

RFI en République démocratique du Congo  :

RFI compte 9 émetteurs FM (Bukavu, Lubumbashi, Matadi, et Goma sur 98 FM, Bunia sur 90.2 FM, Kinshasa et Kisangani sur 105 FM, Mbandaka et Mbuji Mayi sur 104.9 FM) ainsi que plusieurs radios partenaires diffusant ses programmes.

Dans la capitale, RFI est écoutée chaque jour par 16% de la population et 60% des cadres et dirigeants.

(Source:  Africascope-Kantar, Kinshasa 2019)

rfi.fr

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Le père fondateur de la République de Gambie, Dawda Jawara, est décédé le 27 août 2019 à l’âge de 95 ans.
© Gambia Presidency/Handout via REUTERS

Dawda Jawara était le plus ancien président d’un État africain au moment sa destitution en juillet 1994. Il venait alors de passer plus de 24 années à la tête de la République de Gambie.

Avant cela, Dawada Jawara, né en 1924, avait effectué ses études en Écosse. Il revient dans son pays au début des années 1950 comme vétérinaire et fait ses débuts en politique en 1960 au sein du Parti populaire progressiste.

Fondateur de la République de Gambie

Il est Premier ministre depuis trois ans lorsque la Gambie accède à son indépendance vis-à-vis du Royaume-Uni en 1965. Il fonde cinq ans plus tard la République de Gambie et en devient le premier président.

Il bénéficie de l’aide du Sénégal face à un coup d’État organisé en 1981 et fonde suite à cela l’éphémère confédération de Sénégambie en 1982 avec le président sénégalais Abdou Diouf.

Un coup d’État militaire mené en 1994 par Yahya Jammeh renverse le régime démocratique de Dawda Jawara. Le président destitué quitte alors son pays pour le Sénégal. Il est célébré et amnistié lors de son retour en Gambie en 2010.

« Une grande perte pour le pays en particulier et pour l’humanité en général »

Le président gambien Adama Barrow s’est exprimé sur Twitter. Il estime dans un qu’il s’agit d’une « grande perte pour le pays en particulier et pour l’humanité en général » et a adressé ses condoléances à la famille de Dawda Jawara ainsi qu’au peuple gambien

rfi.fr

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À l’issue d’une réunion du G7 consacrée à l’Afrique, le président burkinabè Kaboré, le président français Macron et la chancelière allemande Merkel ont tenu une conférence de presse.

Face à ce qu’Emmanuel Macron appelle « l’extension de la menace terroriste au Sahel », Paris et Berlin ont annoncé un soutien plus important au G5 Sahel. Mais ils ont également appelé à un nouveau partenariat « élargi » aux pays voisins de la région.

S’exprimant au sommet du G7, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont évoqué l’importance de mieux armer et mieux former les militaires et policiers de la région. Mais ils ont également expliqué qu’il fallait épauler les pays de toute la région. Ils reconnaissent que beaucoup de pays de la Cédéao sont touchés de près ou de loin par l’instabilité au Sahel.

Le président Macron a expliqué qu’il fallait redéfinir le « périmètre de sécurité ». En clair, la France et l’Allemagne souhaitent associer les pays du Golfe de Guinée, notamment le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Ghana, aux efforts du G5 Sahel.

La force de l’initiative prise aujourd’hui c’est qu’elle élargit le périmètre de sécurité compte tenu de l’évolution terroriste, et en particulier, elle permet de réengager dans l’aspect sécuritaire les membres de la Cédéao

Cette main tendue aux pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest est une nouveauté. Mais pour faire quoi exactement ? Cela n’est pas encore clair. En principe, cela sera décidé lors d’une rencontre franco-allemande avant la fin de l’année. Un sommet de la Cédéao qui doit avoir lieu à la mi-septembre à Ouagadougou doit lui se pencher sur la création d’une large coalition militaire englobant les Etats du G5 et quelques uns de leurs voisins.

Le président ivoirien, Alassane Ouatarra, a déjà plaidé pour « une synergie » entre G5 Sahel, Cédéao et Afrique centrale, évoquant même la participation du Cameroun. De son côté, le président Kaboré du Burkina Faso, invité au G7, a rappelé l’importance de trouver une solution politique à la crise libyenne, indissociable de l’insécurité au Sahel.

C’est une gangrène qui se propage et nous avons estimé qu’il était important que l’ensemble des partenaires trouvent une solution à la question libyenne qui nous permette de freiner la progression du terrorisme non seulement dans le Sahel mais aussi dans les pays côtiers qui nous environnent.

Pour Angela Merkel, pas question toutefois d’envoyer plus de soldats dans la région. Environ 200 militaires allemands soutiennent déjà la mission des Nations unies au Mali. Vu de Berlin, c’est suffisant. Pour l’instant, la France et l’Allemagne cherchent encore à convaincre d’autres bailleurs de fonds et pas seulement au sein du G7 à s’engager en faveur de ce nouveau partenariat pour le Sahel.

Un partenariat qui reste trop vague aux yeux des ONG. Au lieu de mettre l’accent sur des considérations stratégiques, Paris et Berlin auraient dû, à leurs yeux, annoncer une initiative pour lutter contre les inégalités. Thème officiel de ce sommet de Biarritz.

Malheureusement, avec ces annonces qui ont été principalement fixées sur un agenda sécuritaire, on passe encore à côté de l’opportunité de changer le logiciel d’intervention, de soutien, d’appui à la région du Sahel. Nous sommes très déçus.

 Pour le chercheur Mahamadou Sawadogo, spécialiste des questions de sécurité au Burkina, le G5 est arrivé à un tournant de son fonctionnement. Et ces changements sont « inévitables ».

« C’est nécessaire qu’on prenne en compte les pays côtiers qui sont déjà infectés. C’est une obligation pour les membres du G5, sinon la lutte ne peut pas être totale. Je suis convaincu que le G5 Sahel, dans sa formule actuelle, va devoir muter sous une autre forme ou bien disparaître. Dès la conception du G5, nous, les chercheurs, nous avons critiqué le fait que ce soit fermé alors que la menace est mutante et mouvante. La complexité est là. »

Une question sur laquelle « joue un peu Emmanuel Macron pour essayer de voir quelle est la solution la plus plausible pour ne pas perdre la face en supprimant le G5 et en même temps se servir du G5 pour aider les pays qui sont en train d’être envahis par les groupes terroristes, c’est-à-dire les pays côtiers », analyse analyse Mahamadou Sawadogo, « Je pense que c’est une formule qu’ils sont en train de chercher, poursuit le chercheur. Mais en réalité, ce sont des pays qui vont être englobés par le G5. »

rfi.fr

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Le général Gilbert Diendéré est l’un des principaux accusés dans le procès du putsch manqué de septembre 2015.

Après 18 mois de débats, les plaidoiries de la défense se sont achevées vendredi dernier au procès du putsch manqué de septembre 2015. Le tribunal va formuler lundi 26 août les questions à partir desquelles les juges vont répondre si tel accusé est coupable de telle charge et s’il y a des circonstances atténuantes ou aggravantes.

Après plus d’un an de débats, parfois tendus, sur la procédure et sur les évènements liés au coup d’État manqué de septembre 2015, ces questions seront présentées aux différentes parties ce lundi.

Une étape très importante, car c’est sur la base de ces questions que le tribunal dira si tel accusé est coupable des faits qu’on lui reproche et s’il y a des circonstances atténuantes ou aggravantes.

« C’est à partir de ces questions que nous pouvons dire ce que nous attendons et espérons à l’issue de ce procès », souligne maitre Olivier Yelkouni, l’un des avocats de la défense.

Maitre Guy Hervé Ka l’un des avocats des victimes se félicite de la tenue même du procès. « Aujourd’hui, on sait qui a fait quoi et surtout pourquoi », estime-t-il, appelant le tribunal à « rendre justice ». Et il poursuit, « Il serait décevant si la vérité du juge n’est pas conforme à la vérité des faits ».

Pour le dernier jour des plaidoiries, maitre Zalyatou Aouoba, l’un des avocats de la défense, a martelé encore une fois que « le parquet n’a pas été capable de présenter un dossier cohérent ». Elle a souligné « l’absence d’une expertise balistique pour déterminer l’origine des balles qui ont tué ou blessé » des victimes.

Pour sa dernière prise de parole à la barre, Me Hermann Yameogo, l’un des accusés a dénoncé « un procès politique ». « Ce procès repose sur des contre-vérités sur la nature du procès même, ses objectifs, les charges retenues contre la plupart des accusés », a-t-il précisé.

rfi.net

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